Nous sommes parti par pétole, espérant du thermique pour pouvoir se dégager au plus vite de ces îles qui nous ont accueilli la semaine.
Juste avant le départ, inespéré, nous partons dans une petite brise de 8 kts, au portant, tribord amure.
Le comité de course a décidé, en raison du vent instable, de nous faire prendre le départ sans bouée de dégagement, soit sous spi directement. Pas évident de bien gérer le timing pour la ligne. En effet, une fois le spi établi, il est bien difficile de ralentir si l'on est en avance sur la ligne...
Le départ est enfin donné.
Cap au nord, bâbord amure, le vent se maintient et au bout de 24 heures vers le nord, on a déjà 8 heures d'avance sur les routages. Quelques petites bascules et grains à gérer. Nous sommes maintenant toujours cap au nord mais en tribord amure maintenant.
Il faut maintenant réfléchir à empanner pour repartir à l'est vers les sables d'Olonne. Ceci se fera juste avant la tombé de la nuit. Un peu tôt par rapport à la route idéale, certainement influencée par tous les copains qui commencent à jiber autour, mais pas trop mal quand même.
Premier coup de vent prévu ; le vent commence à monter. 25 kts, quelques rafales à 30, une mer pas trop agitée, cela nous permet de faire de belles moyennes et de nous rapprocher assez vite de l'arrivée. Config Grand spi avec 2 ris, solent et Code 5 (petit spi qui permet aussi de lofer dans du vent) ca avance vite, beaucoup de pointes de vitesse à plus de 15 kts, le bateau est stable.
Dans ce premier coup de vent, une poulie de bastaque, qui sert à tenir le mat éclate. Petit coup de stress, il faut réparer au plus vite car le mat peux tomber d'un moment à l'autre. Et comme par hasard, les poulies de secours et les outils sont matossées tout au fond à l'arrière du bateau. Je m'active et remplace. Ouf, c'est fini et le mat est toujours debout !
Le bateau avance toujours vite. Je suis maintenant en 4ème position mais Davy semble avoir des problèmes et a ralenti sur le pointage de 11h05, à la vacation BLU que nous avons 1 fois par jour.
Le premier coup de vent passe, la mer reste un peu forte mais je repasse quand même sous grand spi et grand voile à 1 ris. Il ne faut pas ralentir pour rester dans le match. Je suis au contact avec Jean Marc Allaire 464, et nous commençons un combat qui durera jusqu’à la fin.
Le bateau avance toujours vite, ca glisse bien, et nous sommes toujours bâbord amure.
Nous somme maintenant le 5ème jour de course et nous nous apprêtons à affronter un 2ème coup de vent qui s'annonce un peu plus fort. Il y aura en effet 28 kts établi avec rafale a 35. on reprend la configuration de voile de gros temps, avec le code 5 et 2 ris dans la grand voile. Derrière, certains navigueront sans spi, mais la sanction en terme de classement sera immédiate. Il faut que ca passe sans casser. Davy Beaudart, 674, a cassé son safran et ne peu plus naviguer que a vitesse réduite. Xavier Macaire est parti avec pas mal d'avance mais je me bats avec Jean marc pour la seconde place.
Nombreux surf a plus de 17 kts et une superbe moyenne de 270 miles en 24 heurs... à 2 miles du record absolu en Mini de Série... Pas mal ; assez impressionnant à bord en tous cas.
C'est le 6ème jour de course, il ne reste plus que quelques milles avant l'arrivée ; dans un passage de front, c'est à dire avec de la pluie et pas beaucoup de vent. Les derniers milles sont toujours un peu long et en tous cas, plus long que prévu. J’ai réussi à distancer le malheureux Jean marc qui n’a plus de spi.
Encore quelques petits milles et j’arrive à la mythique boue de la nouch (bouée d'arrivée du Vendée globe), seul et unique marque de parcours, puis plus que 8 milles pour arriver à la ligne d'arrivée situé à l'entrée du chenal des Sables.
Passage de la bouée en seconde position, une bonne heure avant le 464… Cool !
J'ai la joie de voir un zodiac venir m'escorter jusqu’à la ligne d'arrivée avec à son bord, ma maman et mon frère Harold. Très sympa de les voir.
Je passe la ligne d'arrivée à 21h 22 sous un crachin breton qui me prouve que j'arrive au bon endroit… et surtout que je suis bien revenu en France.
Le zodiac me prend en remorque et nous remontons le chenal pour arriver au port ou un comité d'accueil est là pour m'accueillir.
Super retour, les temps de retour sont impressionnants.
Pour le classement général, il faut maintenant compter sur l'écart avec les suivants. Par chance, la pétole s'installe juste après mon arrivée et cela me permet de remonter sur la 3ème place du classement général. Inimaginable à Horta.
La conclusion de cette second étape est que le Pogo 2 est vraiment super solide, j'ai tiré dessus comme jamais. On a bourriné grave!
Envoyer un message
Votre nom :
[Envoyer]